Lettre à un ami prêtre - d'autres réponses

ARTICLE Famille Chrétienne | 03/01/2019 | Numéro 2138

MAGAZINE – Vous avez été nombreux à nous écrire, après notre « Lettre à un ami prêtre », témoignant ainsi de votre soutien pour ces pasteurs. Voici plusieurs extraits de vos courriers.

Articles précédents :

http://les4rives.fr/fr/journal/nous-avons-lu-pour-vous/1855-lettre-a-un-ami-pretre
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« On prie pour vous »

▷ Sans vous, pas de présence réelle. Sans vous, pas de Christ « en chair et en os » pour nous aider à progresser. Sans vous, pas de pardon des fautes, pas de grâces pour se relever. Sans vous, pas de mariage, et que de grâces aussi dans ce si beau sacre­ment, image de l’alliance entre le Christ et son Église. Merci de votre don radical qui me per­met de me donner chaque jour en tant que femme, épouse et mère.

Je prie pour vous et fais prier ma famille : persévérez dans votre si magnifique sacerdoce, continuez à être des « alter Christi », on en a tant besoin, nous fidèles du peule de Dieu. Anne-Sophie (mère de famille nombreuse)

▷ Bonjour mon Père et mon frère, voici une petite lettre qui, je l’es­père pourra vous soutenir dans vos épreuves. C’est sûr qu’il est difficile dans notre société d’être catholique, encore plus quand on est un prêtre ! Je suis de tout cœur avec vous dans vos épreuves, épreuves qui peuvent amener beaucoup de grâces, je le crois.

De la même façon que Jésus a offert toutes les insultes et tous les crachats, nous aussi, à sa suite, disons : « Seigneur, non pas ma volonté mais ta volonté ! » Comme le Christ, acceptons de donner nos vies pour nos amis, et même pour ceux qui se disent nos ennemis, car c’est eux qui ont sûrement le plus besoin de grâces. Donnons l’amour contre la haine, afin que tous puissent voir la véritable lumière.

Je prierai pour vous et pour votre engagement et je vous dis merci. Merci pour tout ce que vous ferez pour les autres, merci de faire vivre l’amour de Dieu dans ce monde. Raphaël (23 ans)

▷ Mes chers prêtres et mes chers frères, merci à vous d’avoir eu le courage de répondre à l’appel de Dieu, d’avoir dit oui à votre vocation. Merci d’être là pour tous les chrétiens, de soutenir notre foi. Sans vous, nous ne pourrions pas vivre notre foi, ni suivre le Christ. Continuez de résister aux épreuves qui vous sont soumises, et ainsi soyez comme Jésus. Continuez de montrer l’exemple et de nous guider vers la sainteté. Jacinthe (17 ans)

▷ Merci d’être là. On prie pour vous. Gabriel (12 ans)

▷ Cher ami prêtre, je vous soutiens dans mes prières. Bon courage. Et merci d’être là. Sernin (13 ans)


« Merci pour le don de ta vie »

▷ Cher ami prêtre, les sacrements que nous recevons au long de notre existence, que seraient-ils sans ta vocation consacrée ? Un rêve sans plus, une « virtualité potentielle » de plus au royaume des songes. Merci, oui vraiment merci d’accepter d’être l’in­termé­diaire dispensateur de ces dons sacrés […].

Que serait notre foi sans tes homélies renouvelant chaque dimanche les messages de l’Évangile ? Une vague d’incons­tance, un vague à l’âme, un sentiment de sables mouvants perpétuels… Rien de très solide en somme.

L’espérance du royaume des Cieux, que serait-elle sans l’exemple quotidien de ta vie consacrée dans le célibat, de ton désintéressement du superflu, de ta vie simple partagée pour les paroissiens ? Un but lointain, paraissant inatteignable. Une nostalgie impossible d’un paradis perdu, trop distant de nos villes modernes où règne l’appétit des biens de ce monde […]. Pour toutes ces raisons et pour mille autres encore, merci pour le don de ta vie. À la suite de Marie, du pape, de l’Église, tu as donné à ta vie le sens ultime et sacré, que peine à comprendre notre monde trop parfait, trop scientifique […]. Antoine


« Un ami véritable »

▷ Tout au long de ma vie, les circonstances, ou mieux les attentions de la Providence, m’ont donné de rencontrer bien des prêtres. Certains m’ont profondément marqué, et je reste très attaché à leurs personnes, si différentes les unes des autres et, au fond, tellement complémentaires. Où en serais-je, où en serions-nous, ma femme et notre famille, sans leur paternité spirituelle, mais aussi, tout simplement, humaine ? […] Comment oublier l’abbé qui nous a si bien préparés au mariage, l’a célébré et qui a accompagné un certain temps notre famille toute neuve ? Avec lui, j’ai découvert la joie de considérer le prêtre comme un véritable ami, avec lequel on peut partager en toute liberté […]. Tout prêtre est mon frère en huma­nité, au milieu des joies et des tristesses, des certitudes et des doutes, qui sont notre lot commun. Il n’est donc pas juste de le mettre sur un piédestal ou de le confiner dans un monde qui ne serait pas le nôtre. Il est notre semblable, au milieu de nous et pour nous.

Pourtant, comment ne pas reconnaître qu’il est un peu le « Tout Autre » ? Celui qui a répondu à un appel spécifique : être dans le monde le témoin agissant de la présence et de l’amour du Seigneur. Un immense merci à tous les prêtres qui m’ont encouragé, relevé, nourri, à travers les sacrements, en particulier ceux de l’eucharistie et de la réconciliation. Ils sont alors, pour chacun de nous, dans la foi, le Christ Lui-même. Grâce à leur témoignage et à leur ministère, mon cœur reste orienté, cahin-caha, vers l’essentiel : Dieu et le prochain. Hubert

▷ Très chers curés, je voulais vous dire que je vous aime. Qui est le premier ami, si ce n’est vous ? Il me suffit de vous écouter prêcher l’amour, la charité, le don de soi, l’exemplarité. […] Vous qui m’avez appris à essayer de devenir un homme juste et sage, je viens vous dire merci du fond de mon cœur et du fond de mon âme. J’aimerais que mes prières montent au Ciel pour vous […]. Recevez toute la reconnaissance et le soutien d’un pauvre pécheur. Olivier


« Vous êtes unique »

▷ Cher Père, […] vous êtes pour nous, et pour tous les autres membres de notre paroisse aux plusieurs clochers qui n’osent pas prendre la parole, la per­sonne, après le Christ, qui compte le plus dans notre vie (avec nos conjoints et enfants !).

Oui, vous êtes parfois blessé par tel ou tel propos entendu dans les médias. Je comprends que cela vous touche, et il est vrai que certains de vos prédécesseurs ou frères dans le Christ ont pu pécher, car ce sont aussi des hommes. Mais dans ce quotidien où vous nous apportez la Parole divine, où vous la méditez, l’expli­quez et la mettez en pratique, où vous consacrez l’hostie et nous donnez Jésus à aimer et à contempler, dans ce quotidien-là, vous êtes unique et irremplaçable. La profondeur avec laquelle vous ado­­rez Jésus au tabernacle nous semble le témoignage le plus haut que vous donnez de votre sacerdoce. Cette évidence nous aide dans notre foi. C’est pourquoi notre gratitude est immense […].

Merci de poursuivre cet apostolat quotidien malgré les difficultés matérielles, les chapelles pas chauffées et dont les toits ou les vitraux méritent des travaux, votre troupeau souvent difficile à mener, car trop souvent dans l’horizontalité alors que vous l’espérez dans la verticalité de la transcendance.

Pardon de ne pas savoir vous accueillir plus souvent chez nous, dans nos familles (ou à la crêperie du coin), de ne pas avoir réussi à vous aider davantage dans cet autre quotidien pratique qui prend du temps alors que vous courrez déjà. Merci pour ce que vous êtes, ce que vous apportez aux autres. Gardez cette foi et ce courage avérés qui vous caractérisent. Nous sommes avec vous aussi par cette prière : « Seigneur, donnez-nous de saints prêtres. » Un abonné


« Gardez cette joie »

▷ Père, s’il ne fallait écrire qu’un mot sur la page blanche ce serait : merci. Merci, parce que vous savez écouter et conseiller sans « faire la morale » ni juger. Merci, parce que vous soutenez avec bienveillance celui qui doute et cherche. Merci, parce que vous accueillez et bénissez le pécheur qui ne peut communier ; « homme de l’eucharistie », vous mettez tout en œuvre, avec force et conviction, pour nous rendre sensibles à ce grand mystère. Merci, parce que, malgré les soucis et les difficultés, vous gardez ce brin d’humour qui permet de tirer « quelque bonheur de cette vie et d’en faire profiter les autres ».

« Être prêtre : une joie ! », écriviez-vous en mai 2017. Puissent le Seigneur et Marie vous aider à garder cette joie et à en vivre. Bernadette


« Que l’Esprit vive en nous »

▷ Chers hommes de Dieu, en ces temps si douloureux que vit notre Mère l’Église, vous en êtes les premiers touchés. Nous voulons aujourd’hui vous redire notre amour, notre confiance, notre amitié, nos encouragements et nos prières. Nous prions avec nos sept garçons, dans les mains de la Douce Vierge du Sacerdoce et par l’intercession de saint Jean Marie Vianney, afin que vous soyez toujours plus configurés au Christ, qui a donné sa vie par amour pour nous […].

Merci d’avoir béni le sacrement de mariage que nous nous sommes donnés et qui vit plus que jamais aujourd’hui. Merci d’avoir baptisé nos enfants au nom du Père, de son Fils Jésus-Christ et de l’Esprit de Dieu […]. Merci de faire le lien entre le Ciel et la Terre. Merci de vous offrir pour nous et de nous offrir au Père. Merci de votre disponibilité, trésor de votre célibat. Merci de tout ce que vous nous avez fait découvrir de notre Père des Cieux. Merci pour tout ce que vous avez semé dans le cœur de chacun de nos enfants […]. Nous prions particu­lièrement pour vous, pour votre sanctification dans ce ministère divin que vous avez choisi. Que l’Esprit de force vive en vous chaque jour. L. et M


« Merci pour le prêtre que tu es »

▷ Cher petit frère dans le Christ, aujourd’hui, nous t’écrivons pour te dire merci !

Merci pour ta vie consacrée, pour ta vie donnée depuis déjà tant d’années au service du Christ et de son Église ! Merci pour ta force et ton calme, indispensables à ton ministère, tes différents charismes, et ils sont nombreux, ton dévouement au sein des paroisses dans lesquelles tu as servi ou sers encore.

Merci aussi pour tes faiblesses, tes défauts, qui nous permettent de ne pas te mettre sur un piédestal et nous rappellent que c’est au travers de nos creux, nos manques qui ne sont pas comblés que Dieu peut agir dans nos vies. et nous mener vers un chemin de sainteté […].

Merci pour l’humilité avec laquelle tu acceptes certaines remarques. Merci pour ta volonté sans cesse de t’en corri­ger. Merci pour ton regard vers les plus pauvres, les plus petits. Merci pour ta volonté de demeurer toi-même humble et petit. Merci pour ta présence joyeuse au sein de notre famille, pour l’attention particulière que tu as envers chacun d’entre nous. Merci pour ton sens de l’écoute, ta discrétion et ton soutien à travers les aléas de notre vie. Merci pour ta prière qui nous accompagne sur notre route. Merci pour ta confiance lorsque tu nous fais part de tes préoccupations, que tu nous partages tes soucis pastoraux, que tu nous livres humblement tes combats les plus profonds.

Merci pour les débats animés qui nous permettent de nous remettre en question, d’avancer ensemble sur le chemin de la foi. Merci pour nos échanges parfois houleux, nos pardons échangés […]. Merci pour le prêtre que tu es ! Famille C.

Lettre à un ami prêtre

Edito de Antoine - Marie IZOARD
Directeur de la rédaction
Famille Chrétienne n° 2132 du 24 novembre 2018

lettre a un ami pretreCher ami,

je prends la plume car je sais à quel point toi, et tant de tes confrères, pouvez souffrir en ce moment, l'ai appris que tu étais raillé ou insulté dans la rue par la faute humainement impardonnable de quelques-uns. J'ai entendu aussi que ta singulière vocation pouvait être remise en question à l'intérieur même de l'Église.

L'enfance du Christ dans l'art

Ecrit par Marie Gabrielle Leblanc

enfance du Christ dans artIl est déjà en pré-vente en ligne depuis plusieurs mois sur amazon, Fnac et Cultura (si vous vivez loin d’une librairie). Peut être commandé sur le site des éditions Téqui.
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Catholiques en débat : faut-il accueillir ou non les migrants ?

Choisir son pauvre ?

À l’irénisme des uns, qui sous-estiment le poids réel d’un accueil authentique pour que la rencontre puisse avoir lieu, répond chez les autres la vision malthusienne de la charité qui met les pauvres en concurrence : le clochard du coin, avant l’Érythréen de là-bas... « Que faisaient ceux qui se préoccupent soudain des SDF en bas de chez eux ? », s’interroge Mgr de Sinety. S’occupaient-ils de lui ? Comment accepter que des femmes violées pendant la traversée qui arrivent en France enceintes ne rencontrent que le Planning familial qui va leur proposer l’IVG ? Est-ce qu’on imagine ce que ce genre de propositions suscite ailleurs que chez nous ?
On ne peut pas se contenter de se dire “tant pis”. » 

ARTICLE  de FAMILLE CHRETIENNE | 06/12/2018 | Numéro 2134 | Par Clotilde Hamon, à Lyon

Lettre à un ami prêtre - une réponse

Le SOS d'un prêtre
Famille Chrétienne n° 2134 du 8 dec 2018

«Maître, nous sommes perdus ; cela ne Te fait rien ?» (Me 4, 38). J'ai du mal à comprendre ce qui m'arrive. Je traverse depuis quelques semaines une période de mélancolie et de remise en cause profonde. Non pas dans mon sacerdoce, ni dans le choix que j'ai fait au Christ en Lui offrant mon cœur et mon corps... Je suis prêtre et je veux rester prêtre. Je suis heureux dans ma vie de prêtre, mais je perçois autour de moi tellement de superficialité et d'indifférence que je me demande souvent ce que je fais là. À quoi bon vouloir donner à manger a des gens qui n'ont pas faim ? ! Tout m'agace et m'exaspère, je n'ai plus envie de sortir, de prendre d'initiatives. |e suis dans une profonde lassitude. La moindre contrariété, si insignifiante soit-elle, m’apparait un poids très lourd à supporter. Et ceux qui demandent à manger prennent le foie gras que je leur propose et mangent ça comme un vulgaire pâté premier prix. quand ils n'en jettent pas la moitié à la poubelle. C'est cette indifférence à Jésus, cette manière de s'intéresser à Lui de manière si légère et convenue, de manière utilitaire, qui me révolte et me mine:

«Quand j'en ai besoin, comme j'en ai besoin. »
"Oui, je veux bien croire, je veux bien vivre des choses, pourvu que ça m'apporte quelque chose. »

je lisais dans la presse ce témoignage d'un prêtre:

« je célèbre des baptêmes et des mariages, et je n'en retire aucune joie... » Je ressens intensément ce vide sans joie spirituelle profonde. Ça devient grave et trop lourd à porter. J'agis souvent contre ma conscience, en trouvant des excuses fallacieuses à la médiocrité ambiante et aux demandes sacramentelles sans foi, autant qu'on puisse le dire.

En pensant ainsi, en ayant ces déceptions pastorales, j'ai en plus le sentiment d'être trop exigeant et de rechercher une «Église de purs» fermée aux pécheurs et aux petits, aux gens qui se mettent en route.

et puis, ma paroisse et ses défis. C'est enthousiasmant, avec plein de défis à relever C'est chouette et, en même temps, ça me fait peur sans doute. Le chantier est tellement immense, les taches tellement diverses. Par quel bout commencer ? Tous les plans pastoraux, toutes les initiatives missionnaires semblent si dérisoires face à une société qui broie du catho, qui discrédite le christianisme... c'est désolant.

Pourtant, la graine semée germera, il faut y croire... Il faut ? Quelles sont les personnes qui comptent pour moi ? Quelles sont [celles] pour qui je compte ? Et pour qui puis-je dire que je compte vraiment ? [...] J'ai le sentiment d'être un bon plan «psy gratuit». Un GPP (gentil petit prêtre) que l'on oublie vite quand on a plus besoin de lui, accueillant et plutôt bienveillant, pas trop chiant, quoi que... J'ai souvent ce sentiment de solitude, pas une solitude physique ou affective, même si elle existe, mais une solitude sacerdotale beaucoup plus cruelle dans ce monde qui a mis Dieu au placard. Cette solitude: le sentiment d'avoir donné sa vie au Christ pour rien... A force de donner, je me sens usé, même si je garde encore la joie de donner sans attendre de retour, je sens en moi comme une partie de rnoi qui s'étouffe, qui s'essouffle et qui se laisse gagner par le découragement. Depuis peu, je n'ai plus envie de faire les tâches qui m'incombent. Je remets beaucoup à demain. Parmi ces personnes autour de moi qui me sont parfois les plus proches, certaines ne partagent pas ma foi: je les trouve souvent tellement plus humaines que certains croyants convaincus [...]. le ne sais plus où trop j'en suis… )'ai besoin sans doute de redonner du sens à chaque chose, à trouver en moi ou en Lui ce qui me permettra de comprendre que ce qui est plus important, ce n'est pas ce que je fais ou ne fais pas, le nombre de personnes rencontrées, mais ce que je suis, ce que j'essaie d'être pour Lui, pour eux, gratuitement, pauvrement... Et ça devient urgent de faire une mise à jour.

Un curé de campagne, encore jeune, encore prêt à se donner Ici ou ailleurs.

2000 ans de Christianisme : La première évangélisation en Provence

www.saintsdeprovence.com

Le Vieux Port de Marseille est entouré de sites archéologiques prestigieux en relation avec Phocée et Ephèse.

La Cathédrale de la Major est bâtie sur l'emplacement du temple de la déesse grecque Artémis. Les transports terrestres et maritimes de la Méditerranée, les grandes voies romaines traversant la Gaule, particulièrement l'Aurélienne et la Domitienne, sont ponctuées de sites évoquant l'histoire des persécutions chrétiennes jusqu'à l'Edit de Constantin en 313. C'est à partir de cette date que les plus beaux baptistères de Provence ont été construits : Marseille, Aix, Fréjus, Riez, Venasque. Celui de Marseille était le plus important de l'Empire Romain au Vème siècle.

Saint Eugène de Mazenod, Archevêque de Marseille de 1837 à 1861, fut un promoteur assidu de ces antiques sanctuaires qui sont les témoins de la toute première évangélisation de Marseille.

La vénérable Tradition de Provence

La famille de Béthanie (Lazare, Marie-Madeleine, Marthe et leurs servantes Marcelle et Suzanne), Marie Salomé (mère des apôtres Jacques et Jean), Marie Jacobé (mère de Jacques le mineur, Simon et Jude), Maximin, Sidoine (l'aveugle-né de l'Evangile) ont quitté la Palestine pour fuir la persécution d'Hérode Agrippa vers l'an 43 et ils ont gagné les rivages de la Provence en bateau. Ils ont été fêtés dans la liturgie pendant des siècles. Beaucoup de témoignages historiques ont été détruits par des siècles d'invasions.

Débarquement de saints Lazare Marie Madeleine Marthe . .mosaïque de la basilique de Montmartre
Débarquement en Provence de Sainte Marie-Madeleine accompagnée de son frère Lazare, de sa soeur Marthe et de leurs compagnons

Mosaique du choeur de Montmartre

Marseille

Selon la tradition, Lazare et Marie-Madeleine sont les premiers évangélisateurs des Marseillais. Le martyre de Lazare eut lieu sur l'Agora (place de Lenche) entre le théâtre grec et le temple d'Apollon Delphinien (actuelle église St Laurent). Marseille a célébré en 2004, le 17ème centenaire de l'Abbaye de St Victor. C'est là que St Cassien édifia la première basilique vers 413. Revenant d'Egypte, il fit de St Victor le berceau du monachisme occidental.

Saintes Maries de la Mer

Dans l'ancienne Eglise des Saintes Maries de la Mer, le Roi René, Comte de Provence, entreprit des fouilles. Il découvrit en 1448, les tombes de Marie Jacobé et de Marie Salomé. Elles ont été honorées en 1948, pour le 5 centenaire, par Monseigneur Roncalli futur pape Jean XXIII. Sainte Sara, patronne des Gitans, est vénérée dans le sanctuaire.

Arles

La prestigieuse Primatiale Saint Trophime (patrimoine mondial de l'UNESCO), rappelle l'évangélisation d'Arles par Trophime, compagnon de saint Paul. Les tombeaux paléochrétiens des Alyscamps et de la nécropole de Saint Génies sont, avec ceux de Rome, les plus nombreux et les plus beaux illustrant la vie du Christ et des Apôtres.

Tarascon

Le nom de la ville de Tarascon tire son origine de « la tarasque », monstre légendaire terrassé par Sainte Marthe qui évangélisa la région jusqu'à Avignon. La sainte est ainsi traditionnellement invoquée pour ses victoires contre Satan.

Son tombeau fut mis à jour en 1187 sur le bord du Rhône. Il est toujours visible dans la crypte de la Collégiale face au château des Comtes de Provence.

Aix

Selon la Tradition, Marie-Madeleine « Apôtre des apôtres » et Maximin ont évangélisé Aix-en-Provence. La cathédrale Saint Sauveur leur est consacrée. Elle a été élevée sur le tout petit oratoire consacré par Maximin qui fut détruit en 1808 car il obstruait la vue d'un des bas-côtés ! De part et d'autre de la façade de la cathédrale on peut admirer Maximin, et Sidoine qui lui succéda.

Saint Maximin, Grotte de la Sainte Baume

Marie-Madeleine se retira dans la Grotte de la Sainte Baume où elle finit ses jours dans le jeûne et la prière. Elle fut ensevelie par Saint Maximin, dans le village qui prit son nom au bord de la Via Aurélia. Caché en 710 par crainte des Sarrasins, le corps de Marie-Madeleine fut découvert le 7 décembre 1279 grâce à Charles II, Comte de Provence.

La crypte de la Basilique Royale de St Maximin où sont conservés les tombeaux paléochrétiens, fut considérée par le père Lacordaire, dominicain du XIX siècle, comme le troisième tombeau de la chrétienté après Jérusalem et Rome. Etape incontournable du Chemin de Compostelle entre Rome et les Pyrénées, la Grotte de la Sainte Baume reçut la visite d'innombrables pèlerins. Parmi eux, huit papes, des évêques, quatorze rois et reines, et une dizaine de saints de l'Europe entière.

Apt

Dans la Basilique paléochrétienne d'Apt se trouvent les reliques de Ste Anne, mère de la Vierge Marie, qui furent transportées de Marseille dans le Lubéron pour échapper aux profanations. Elles y sont honorées depuis l'époque de Charlemagne.

Jésus, rejeton rejeté

NoelCHRONIQUE de Famille Chrétienne | En toute bonne foi | 03/12/2018 | Numéro 2134 | Par Juliette Levivier

On imagine aisément avec quel soin, quel amour, quel respect Marie prépara le trousseau de Jésus, et Joseph son berceau. Mais la Providence, dans sa sagesse (qui nous échappe parfois un peu), en décida autrement. Celui qui devait être accueilli dans la douceur d’un foyer paisible de Galilée vit le jour dans une étable obscure de Judée. En lieu et place du joli berceau, resté vide à Nazareth, une mangeoire (Lc 2, 6-7) !

Difficile de croire qu’en Orient, où l’hospitalité est un devoir sacré, on ait refusé d’accueillir une jeune femme sur le point d’accoucher.

“Le déclin du courage” d’Alexandre Soljénitsyne : le discours de Harvard

19 décembre 2014

Le déclin du courage - Alexandre Soljénitsyne discours de Harvard

C’est seulement la deuxième réédition de ce célèbre discours, depuis qu’il fut prononcé devant les étudiants américains de Harvard, à la séance solennelle finale du 8 juin 1978. Les Belles Lettres l’ont assorti d’une préface, signée par celui qui fut son éditeur, son agent et son ami, pendant 35 ans, Claude Durand – longtemps directeur de la maison Fayard, il a lui-même raconté en 2011 le récit tumultueux de la publication de l’œuvre de l’écrivain dans Agent de Soljénitsyne. Une œuvre qui défie le temps et la mode, en opposant, dans Le déclin du courage, à la violence du système soviétique, l’écœurement matérialiste et le vide spirituel de la société occidentale… Soljénitsyne dit son désarroi et défait les œillères.

LA SOLITUDE... ÇA N'EXISTE PAS

Rappelons-nous les paroles dures de cette belle chanson de Gilbert Bécaud :

Chez moi il n'y a plus que moi
Et pourtant ça ne me fait pas peur :
La radio, la télé sont là
Pour me donner le temps et l'heure

la solitude

Hélas si, la solitude existe !

La solitude... les solitudes plutôt, tant elles ont des visages divers qui cèlent des expériences singulières, bien souvent incommunicables quand on est isolé du monde.

La solitude est vécue comme une situation qui échappe au contrôle de celui ou de celle qui la subit : c'est de l'ordre du sensible, un état douloureux et angoissant pour la personne qui l'éprouve.

Les Mées

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